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samedi 26 septembre 2015

Je ne sais pas dire je t’aime

Quand on ressent de l’amour, l’exprimer devrait être facile. Or nombreux sont celles et ceux qui n’osent, ne peuvent, ne veulent prononcer ces simples mots.

«Je suis une amputée du “je t’aime”, raconte Géraldine, 32 ans. Je voudrais le dire à mon chéri, à mes parents, je voudrais le hurler même parfois. Mais rien à faire : ça reste là, coincé dans le fond de ma gorge. » D’où vient ce blocage?? Souvent de loin. « Le contexte affectif de l’enfance joue un rôle primordial dans l’expression des sentiments, explique le psychothérapeute Alain Delourme. Il n’est pas naturel, donc difficile, de dire son amour quand on ne l’a pas entendu, quand on a intégré que ça ne se disait pas ou qu’il valait mieux prouver ses sentiments plutôt que les exprimer. »


Autre argument avancé par Danielle Allais, psychanalyste et spécialiste du couple : « L’expression affective varie aussi en fonction de notre place au sein de la famille, de notre rôle dans la société. Aîné ou cadet, homme ou femme, on obéit à ce que l’on attend de nous. Jusque dans la façon dont on communique… ou non. » Le stéréotype du petit dernier surprotégé, comme le cliché de l’homme viril donc pudique ont encore de beaux jours devant eux.

lundi 31 août 2015

Des pseudo-amours à l’Amour ?

Depuis quelques décennies, je remarque que l'amour est mal-aimé, qu'il est maltraité et même violenté par beaucoup d'humains ! Il me semble qu'on donne à l'amour une mission impossible, celle de restaurer tous les manques, de réparer toutes les blessures, de combler toutes les insuffisances et difficultés de la vie. Je sais qu'en affirmant cela je vais étonner, irriter et peut-être renforcer des résistances. Je crois surtout qu'il convient d'éviter de confondre les pseudo-amours avec l'Amour.
Quand je dis amour, je veux parler de l'amour amoureux, de celui que nous cherchons ou dont nous croyons être porteurs en tentant de l'offrir à l'un, à l'une, qui serait émerveillé(e) et comblé(e) de le recevoir. Et de qui nous attendons ou espérons un amour en réciprocité. C'est ce don d'amour qui me semble se raréfier. Car pour donner de l'amour, il ne suffit pas d'en avoir reçu, encore faut-il accepter de s'aimer. Non d'un amour narcissique, égocentrique, mais d'un amour fait d'estime de soi, de confiance en ses possibilités, de bienveillance à l'égard de la vie qui nous habite, de ferveur envers le divin qui est en chacun.